· 

Fini les poissons frais et crustacés avec ETHIC AND CO ?

Tout d'abord, je tenais à préciser que cette décision d'arrêter ces achats groupés ne reflète aucunement les relations avec Julien de Roger Marée. Notre partenariat avait débuté lors du premier confinement, et s'est poursuivi bien au delà.

 

En effet, il s'agit plus d'un rappel des enjeux quand nous souhaitons soutenir la filière en agriculture biologique et biodynamique, celle aussi de logiquement préserver les océans, et nous même par la même occasion.

 

Voici donc 2 outils pour comprendre cette décision de ne plus continuer à organiser des achats groupés de poissons frais, crustacés ou crabes, même s'il ne viennent que de la criée de Granville, donc localement si on peut le dire...

1

L'IFREMER

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, avec qui je suis rentré en contact pour tenter d'identifier les poissons que nous aurions pu proposer, a publié un diagnostic sur l'état des stocks en 2020, pour une pêche durable.

 

Je vous laisse en prendre connaissance, sachant qu'il faut prendre leurs chiffres avec des pincettes car ils viennent de la filière "d'exploitation" de la mer, notamment car ils tiennent uniquement compte des volumes débarqués dans les ports (donc pas les prises rejetées en mer, le raclement des fonds, etc...) et qu'il ne s'agit que des chiffres français (donc pas réalistes vis à vis de la pêche mondiale et de la population réelle des poissons).

Mais vous verrez que c'est déjà...

2

LE FILM SEASPIRACY

la pêche en question

Il s'agit d'un film documentaire sur Netflix qui dresse un portrait mondial de la pêche dans les océans.

Beaucoup de sujets sont abordés :

  • effondrement des populations, et pas que celles que nous consommons, qui mettent bien en relief les chiffres de l'IFREMER.
  • bio-accumulation des métaux lourds et pesticides venant de nos rivières, polluées en amont par l'industrie et l'agriculture chimique (et oui, faut bien que ça aille quelque part).
  • les "prises accessoires" (40%) qui sont tuées, puis rejetées en mer car non "commercialisable" : requins par millions, dauphins par milliers, etc.
  • 46% des plastiques du vortex du Pacifique nord viennent de la pêche (filets, équipements, etc.).
  • les fermes piscicoles.
  • les certifications de pêche durable n'apportent finalement que peu de garanties.
  • l'esclavage moderne dans les mers asiatiques...
  • etc...

Je vous conseille de le voir, il s'agira pour certains d'un rappel, pour d'autres d'une découverte, mais ce film se termine sur les mots d'espoir du Dr Sylvia Earle, qui auraient aussi pu être ceux du commandant Cousteau.


Écrire commentaire

Commentaires: 0